Recherche détaillée poussée
Les conséquences des champs électromagnétiques sur l'être humain et l'environnement sont étudiées à fond. Cela, depuis des dizaines d'années - dans le domaine des ondes radar et de radiodiffusion - et donc pas seulement depuis l'époque où les premières antennes de téléphonie mobile ont été installées et que plus de 5,8 millions d'abonnées à la téléphonie mobile en Suisse les utilisent. La Recherche détaillée porte surtout sur les effets éventuels, athermiques (biologiques) éventuels de la téléphonie mobile. Elle étudie non seulement les antennes mais aussi les portables.
Effets thermiques
La médecine fait la différence entre les conséquences thermiques et athermiques des ondes à haute fréquence. Un effet thermique (développement de chaleur) a lieu lorsqu'un champ alternatif électrique secoue des molécules (ou plus exactement les dipôles) du corps, respectivement lorsque les molécules sont retournées dans le champ alternatif. Une question en particulier reste sans réponse: celle de savoir combien de réchauffement le corps humain support. De la médecine courante, on sait qu'une augmentation jusqu'à 1 degré est sans risque. L'ampleur de l'augmentation de température due aux ondes électromagnétiques est définie par le volume de puissance électromagnétique absorbé par une quantité déterminée de tissu humain. L'indice de valeur décisif est appelé Taux ou Débit d'absorption spécifique (TAS ou DAS), donné en watts/kg.
Les effets athermiques
Les effets athermiques ou non-thermiques peuvent éventuellement survenir si les champs électriques et magnétiques que contient une onde radio entre en interaction avec les structures électriques de l'organisme. Ce n'est pas tant l'énergie de l'onde qui pourrait avoir des conséquences que plutôt son information. On pourrait imaginer une sensibilité particulière des cellules gérant les informations, ou en d'autres termes le système nerveux et le cerveau.
De nombreuses organisations de recherche
En Suisse et à l'étranger, de nombreux instituts et organisations se penchent sur la Recherche dans le domaine des champs électromagnétiques. Les principaux instituts de Suisse sont la Fondation de Recherche Communication mobile à l'EPF, la IT'IS Foundation de l'EPF, l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) et l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Au niveau international, on trouve des initiatives placées sous la surveillance de l'OMS, de l'UE ainsi que des diverses organisations nationales de la santé.
La recherche aux niveaux les plus divers
La Recherche a pour mission de déterminer si, bien que respectant les valeurs limites en vigueur, les champs électromagnétiques de la téléphonie mobile exercent des effets nuisibles pour la santé. A l'heure actuelle, la science ne fournit aucun indice clair allant dans ce sens. L'hypothèse de l'absence de risque est néanmoins examinée en permanence dans le cadre d'études scientifiques. La Recherche nationale, que pratiquent quasiment tous les pays, s'accompagne de projets internationaux.
Données insuffisantes
Comme pour beaucoup d'autres thèmes très controversés, la téléphonie mobile dispose elle aussi d'une multitude d'études (en partie contradictoires) sur les effets sanitaires. Jusqu'à présent il n'a pas été possible d'apporter la preuve nette qu'elle porte atteinte à la santé, ni qu'elle est sans risque. Une Recherche plus approfondie est plus que nécessaire. Les études actuelles ont révélé que les données étaient insuffisantes pour procéder à une estimation des effets de la téléphonie mobile sur la santé. C'est le résultat auquel arrive une étude de Recherche bibliographique que l'Institut de médecine sociale et préventive de l'Université de Bâle a effectué à la demande de l'OFEFP, l'Office fédéral de l'environnement, des forêts et du paysage en mai 2003.